Samedi 13 mars, quelque 120 équipages exclusivement féminins prendront le départ pour une aventure motorisée dans les sables marocains. Rallye automobile à part entière mais qui n’intègre aucun critère de vitesse, cette épreuve incite les participantes à allier stratégie, finesse de pilotage et sens aigu de la navigation pour parcourir près de 2500 kilomètres à travers le Maroc, en huit jours, en plein désert, hors des pistes et sans GPS. Il s’agit donc d’une épreuve basée sur la navigation “à l’ancienne”, dans laquelle les concurrentes doivent rallier les points de passage obligatoires en effectuant le moins de kilomètres possible au volant d’un 4x4, d’un SUV, d’une moto, d’un quad ou d’un camion. “J’ai participé au Rallye des Gazelles l’année dernière. L’épreuve dure 8 jours. Nous sommes obligées de nous débrouiller seules, en plein désert, pour trouver notre route et faire face aux divers ennuis mécaniques qui peuvent survenir. Mais il y a beaucoup d’entraide entre les équipages. Nous nous sommes ensuite retrouvées tout au long de l’année. C’est une magnifique aventure humaine que ce rallye”, confie avec enthousiasme la sétoise Caroline Perez.
La Ville apportera son soutien au Rallye des Gazelles en accueillant la première étape de sa 20e édition. Toute la matinée, les amateurs de sport automobile pourront assister à la préparation et à l’équipement des véhicules qui seront stationnés sur la place Stalingrad. A 14h, les équipages défileront à bord de leurs véhicules pour se rendre en musique sur le quai Léopold-Suquet, qui sera fermé à la circulation, et où sera donné le départ. “Nous avons choisi cette année de situer le départ en centre-ville afin que le maximum de personnes puissent y assister”, explique Francis Hernandez, adjoint au maire délégué au tourisme.
Un rallye humanitaire
L’épreuve se double d’une opération humanitaire, portée par l’association Cœur de Gazelles, qui œuvre en faveur des femmes et des enfants pour permettre un meilleur accès aux soins et à l’éducation, pour favoriser le développement durable, aider les femmes seules à se réinsérer professionnellement et enfin soutenir les populations défavorisées dans leur vie quotidienne. Plusieurs associations et organismes de la ville ont décidé de se mobiliser pour soutenir cette action caritative en collectant des fonds. Dans cet objectif, le centre communal d’action sociale proposera un loto ouvert à tous, salle Brassens, le 3 mars. Les mercredis 24 février et 3 mars, ainsi que les vendredis 26 février et 5 mars et le jour du départ, le Lion’s club, les clubs Agora et Kiwanis, vendront des tickets de tombola, avec un voyage au Maroc à gagner, des calendriers, des t-shirts et des porte-clefs au profit de Cœur de Gazelles. Les femmes de l’Île de Thau participeront également au projet en proposant des pâtisseries orientales le jour du départ, ainsi qu’en préparant les différents plats du grand repas de soutien qui aura lieu le 6 mars à la salle Tarbouriech. Au menu, apéritif de bienvenue, couscous et gâteaux orientaux avec thé à la menthe. Le tout en musique. Les convives pourront aussi assister à un défilé de mode marocaineet à un spectacle de danse orientale. “Les femmes de l’Île de Thau se sont beaucoup impliquées dans ce projet en faveur du Maroc”, souligne Nadia Taouil, conseillère municipale en charge de l’action sociale pour la jeunesse. Les réservations pour ce repas-spectacle peuvent être effectuées auprès de l’office de tourisme jusqu’au 3 mars, ou par téléphone au 04-99-04-71-71 (paiement possible par carte bancaire). Le tarif est de 25 euros par personne.
Ainsi, la caravane médicale, qui accompagne les concurrentes, est un véritable dispensaire itinérant qui offre des consultations, des soins et distribue des médicaments gratuitement à la population marocaine. Plusieurs challenges permettent également aux équipages qui remportent une étape de remettre l’argent récolté tantôt aux femmes et aux enfants du Maroc, tantôt à une association défendant une cause particulière. En outre, le rallye Aïcha des gazelles s’inscrit dans une démarche de développement durable en limitant les déchets (opération “bivouac propre”) et les émissions de CO2, ainsi que, de manière générale, tous les impacts sociaux et environnementaux du rallye.
Publié le mercredi 17 février 2010.