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11 novembre 2013 : une cérémonie particulière

Ce 11 novembre 2013, dernier avant la date anniversaire du centenaire, a revêtu cette année une solennité toute particulière. Il célèbre non seulement l'Armistice mais aussi l'ouverture du cycle mémoriel qui en 2014 commémorera la Grande Guerre partout en France, et à Sète en particulier.

Personnalités civiles, militaires et religieuses, présidents et porte-drapeaux des associations, anciens combattants, élèves des écoles Paul-Langevin et Jean-Macé, lycéens et collégiens, sapeurs-pompiers, harmonie municipale mais aussi un large public sont venus fêter l'anniversaire de la Victoire qui mettait fin "à l'atroce saignée du premier conflit mondial".  Un conflit qui a particulièrement la France endeuillé.

Ce 11 novembre marquait aussi l'ouverture du cycle mémoriel qui commémorera en 2014 le centenaire de cette "boucherie humaine" selon les termes du maire. Un événement qui a durablement marqué l'Histoire et qui constitue, par les bouleversements qui lui ont succédé, un changement radical dans tous les domaines économique, politique, social, culturel et comportemental. "C'est pourquoi la commémoration du centième anniversaire de cette guerre doit être l'occasion d'une puissante dynamique mémorielle" a déclaré le premier magistrat de la Ville, rappelant le sacrifice de 804 Sétois morts pour la France. A cet hommage seront associés les établissements scolaires sétois pour que les jeunes générations puissent elles aussi garder et perpétuer le souvenir.

Durant la cérémonie au parc Simone-Veil, des enfants ont lu des extraits de lettres de poilus, tandis que d'autres ont déposé au pied du monument aux morts des gerbes et des bouquets.

 

Réaction du maire de Sète suite aux différents événements qui ont émaillé les commémorations du 11 novembre

Je tiens à faire part de ma profonde indignation face aux événements qui se sont produits aujourd’hui. Ce matin, alors que nous célébrions à Sète dans le respect et la dignité la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, le député-maire de Châteaurenard, son adjointe chargée de l’éducation, François Cestier et le conseiller municipal Louis Bouchet voyaient leur vie mise en danger par un forcené.

Il s’agit d’une atteinte terriblement grave à la fonction de maire. En tant qu’élu de la République, mais aussi en tant que citoyen, je condamne avec la plus vive virulence cet acte de violence.

J’appelle de tous mes vœux le prompt rétablissement de Bernard Reynès et de ses colistiers et j’adresse tous mes vœux de soutien à leurs familles et à leurs proches.

Même dans la période d’incertitude que nous traversons, rien ne justifie un tel acte.

En tant qu’élu de proximité, je perçois chaque jour le malaise de mes concitoyens. Pour autant, toute atteinte à la République ou un de ses symboles reste pour moi inadmissible.

Les cérémonies commémoratives sont là pour nous rappeler le caractère unique et indivisible de notre République. Les générations qui nous ont précédé ont trop souffert pour que nous laissions des individus lui porter atteinte  à fortiori un jour comme aujourd’hui.

A l’heure où nous nous préparons à célébrer le centenaire de la Grande guerre, et juste la première année où les derniers poilus nous ont quittés, ce 11 novembre devait garder toute sa force. Je regrette donc tout aussi profondément que des individus soient venus la perturber en bafouant le respect dû au Président de la République.

Je terminerai en rappelant la pensée de Camus dont on vient de célébrer le centenaire : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. »

 
Lucette
 
 
 

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